Nicolas Romanovitch Romanov, né le 26 septembre 1922 à Antibes et décédé le 15 septembre 2014 en Toscane, était un arrière-arrière-petit-fils de l'empereur russe Nicolas I par la lignée masculine, appartenant à la branche des « Nikolaïevitch » de la famille Romanov. Il était un homme de lettres, philanthrope, écrivain et historien d'origine russe, et a dirigé l'Association des membres de la famille Romanov. Nicolas Romanovitch utilisait les titres de Prince du Sang Impérial ou Son Altesse le Prince, qui n'étaient pas reconnus par la branche des Kirillovitch.
En juin 1992, à l'âge de 69 ans, Nicolas Romanovitch a visité la Russie pour la première fois avec son épouse, la Princesse Zveva. Des entrepreneurs italiens, amis de Nicolas Romanovitch, l'ont invité en tant que guide pour parler du pays qui a toujours occupé une place importante dans sa vie.
Nicolas Romanovitch rêvait de venir en Russie par la Finlande, répétant ainsi le chemin de ceux qui avaient fui le pays pendant la guerre civile après 1918. Cependant, ses amis italiens ont choisi un autre itinéraire : d'abord Moscou, puis Saint-Pétersbourg.
La Princesse Zveva se souvenait plus tard de cette première visite : « C'était un voyage incroyable sur le plan émotionnel. Il a duré trois jours, et pendant tout ce temps, Nicolas Romanovitch n'a pas dormi pour ne rien manquer. Nous avons pris le train de Moscou à Saint-Pétersbourg. Je l'ai vu assis dans le compartiment, un homme âgé en t-shirt, regardant avidement par la fenêtre, sur les forêts, les champs, les villages, absorbant toutes les images qui défilaient devant lui. Ainsi, à 70 ans, il a découvert ce grand pays, qui a toujours occupé une place centrale dans sa vie. »
La première visite au pays natal s'est déroulée tranquillement, sans l'attention de la presse ni de rencontres avec des fonctionnaires. Nicolas Romanovitch a raconté plus tard : « Qu'est-ce qui m'a surpris ? Rien. Comme si cela devait arriver et que cela s'était produit. Je me souviens de l'atterrissage de l'avion. Je n'ai pas embrassé le bitume de l'aérodrome. Je suis sorti avec mon passeport à la main. Un policier est là, je lui montre mon passeport, il dit : allez-y. Il me parle en russe. Tout autour de moi, des Russes. Je suis en Russie. J'ai toujours dit : 'Je reviendrai en Russie'. Je n'ai jamais dit : je viendrai. C'était toujours 'je reviendrai'. Et je suis revenu. Parce que, en fait, je ne l'ai jamais vraiment quittée. Vous voyez, nous avons toujours eu le sentiment que nous appartenions à la Russie, mais que la Russie ne nous appartient pas. Le fait que nous lui appartenions est une grande joie. »
Arrivé à Saint-Pétersbourg, Nicolas Romanovitch a immédiatement commandé un taxi et s'est dirigé vers les rives de la Neva. En descendant, il a plongé sa main dans l'eau et a souri en se disant : « Maintenant, la Neva est à moi ! ». Ce moment, il l'a attendu toute sa vie.
Commentaires
Pas encore de commentaires. Soyez le premier.
Pour laisser un commentaire, connectez-vous avec Google.