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Romanov Nicolas I Pavlovitch

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L'empereur Nicolas I est né le 25 juin (6 juillet) 1796 et était le troisième fils de Paul I et de Maria Fiodorovna. Il a reçu une bonne éducation, mais ne s'est pas intéressé aux sciences humaines, préférant l'art militaire et la fortification. Nicolas était également un ingénieur habile.

En 1817, il épousa la princesse prussienne Frédérique-Louise-Charlotte-Wilhelmine, connue sous le nom d'Alexandra Fiodorovna, qui était la mère du futur empereur Alexandre II.

Nicolas I monta sur le trône après la mort de son frère aîné Alexandre I. Le deuxième prétendant, Constantin, avait renoncé à ses droits de son vivant, mais Nicolas ne le savait pas et prêta d'abord serment à Constantin. Cette période fut plus tard appelée l'interrègne. Bien que le manifeste d'accession de Nicolas I au trône ait été publié le 13 (25) décembre 1825, son règne a légalement commencé le 19 novembre (1er décembre). Dès le premier jour de son règne, un soulèvement des décembristes eut lieu sur la place du Sénat, qui fut réprimé, et ses leaders exécutés en 1826. Cet événement poussa Nicolas à entreprendre des réformes visant à ordonner les lois, s'appuyant sur des fonctionnaires, car la confiance envers la noblesse avait été ébranlée.

La politique intérieure de Nicolas I était extrêmement conservatrice, il défendait activement le despotisme. La chancellerie secrète sous la direction de Benkendorf s'occupait de la police politique. En 1826, un statut de censure fut adopté, interdisant toutes les publications à contenu politique.

Les réformes de Nicolas I étaient limitées. La législation fut systématisée, et sous la direction de Speranski, le recueil complet des lois de l'Empire russe commença à être publié. Kisselev entreprit une réforme de l'administration des paysans d'État, leur fournissant des terres lors de leur réinstallation dans de nouvelles régions, construisant des postes médicaux et introduisant des innovations agro-techniques. Entre 1839 et 1843, une réforme financière fut menée, établissant le rapport entre le rouble en argent et l'assignation. Cependant, la question du servage resta sans réponse.

La politique extérieure de Nicolas I était également axée sur la lutte contre la révolution. Entre 1826 et 1828, après la guerre russo-persane, l'Arménie fut annexée à la Russie. Nicolas condamna les processus révolutionnaires en Europe et en 1849, il envoya l'armée de Paskevitch pour réprimer la révolution hongroise. En 1853, la Russie entra dans la guerre de Crimée, mais à l'issue de la paix de Paris de 1856, elle perdit le droit d'avoir une flotte et des forteresses en mer Noire, ainsi que la Moldavie du Sud. Ces échecs ébranlèrent la santé de Nicolas I, et il mourut le 2 mars (18 février) 1855 à Saint-Pétersbourg. Son fils, Alexandre II, monta sur le trône.

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