Nicolas Mikhaïlovitch Karamzin, écrivain et historien russe éminent, est considéré comme le fondateur du sentimentalisme.
Il est né le 12 décembre 1766 dans le gouvernement de Simbirsk. Son père était noble et possédait son propre domaine. Comme beaucoup de membres de la haute société, Nicolas a reçu une éducation à domicile. Dans sa jeunesse, il a quitté sa maison natale et s'est inscrit à l'université de Moscou dirigée par Johann Shaden, où il a étudié avec succès les langues étrangères. En plus du programme principal, il assistait aux conférences de célèbres éclairés et philosophes, ce qui a marqué le début de sa carrière littéraire.
En 1783, Karamzin a rejoint le régiment de Préobrajenski, où il a servi jusqu'à la mort de son père. Après cela, il est retourné chez lui et a fait la connaissance du poète Ivan Tourgueniev, membre d'une loge maçonnique. Ivan Sergueïevitch a proposé à Nicolas de rejoindre cette organisation. Après son adhésion, Karamzin s'est passionné pour la littérature de Rousseau et de Shakespeare, ce qui a changé sa vision du monde. Inspiré par la culture européenne, il a rompu ses liens avec la loge et est parti en voyage. Au cours de son voyage, il a été témoin de la Révolution française et a rencontré le philosophe Emmanuel Kant.
Ces événements ont eu un impact profond sur Karamzin. Sous leur influence, il a écrit "Lettres d'un voyageur russe", où il a exprimé ses sentiments et ses opinions sur l'Occident. Les lecteurs ont apprécié son style sentimental. Voyant cela, Karamzin a commencé à travailler sur "La Pauvre Lise", une œuvre emblématique du genre, qui révèle les pensées et les émotions des héros. Cette œuvre a été bien accueillie par la société et a relégué le classicisme au second plan.
En 1791, Karamzin s'est engagé dans le journalisme, travaillant pour le "Journal de Moscou", où il a publié ses almanachs et d'autres œuvres. Il a également écrit des critiques de productions théâtrales. Jusqu'en 1802, Nicolas s'est consacré à la presse, s'est rapproché de la cour impériale et a eu des échanges actifs avec l'empereur Alexandre Ier, gagnant sa confiance et devenant un proche.
Un an plus tard, il s'est concentré sur des notes historiques. L'idée de créer un livre sur l'histoire de la Russie l'a captivé. Ayant reçu le titre d'historiographe, il a écrit "Histoire de l'État russe". Douze volumes ont été publiés, le dernier étant achevé en 1826 à Tsarskoïe Selo. C'est là que Nicolas Mikhaïlovitch a passé ses dernières années et est mort le 22 mai 1826 d'une maladie respiratoire.
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