À la fin du XIXe siècle, les frères Schmidt, connus sous le nom de "rois de la farine", sont devenus propriétaires de deux minoteries importantes à Saratov, la Grande et la Petite. Ces structures n'étaient pas seulement des objets industriels, mais de véritables chefs-d'œuvre architecturaux de leur époque. Elles ont été conçues par l'architecte saratovien exceptionnel Alexeï Markovitch Salko, qui a utilisé des briques rouges résistantes au feu pour leur construction. Cela a assuré aux bâtiments non seulement une attrait esthétique, mais aussi une durabilité, leur permettant de servir pendant plus d'un siècle. Les spécialistes affirmaient que de telles constructions pourraient tenir encore cinq cents ans.
La Petite minoterie, située au 90 rue Tchernychevski, est aujourd'hui devenue le foyer de nombreux bureaux. Cependant, le sort de la Grande minoterie a été moins favorable. Construite en 1879 sur les rives de la Volga, elle se trouvait au début de la décharge de Kabanov (plus tard Shmid), qui est maintenant le début de la rue Volskaya. Le bureau de Saratov de la société moscovite "Anton Erlanger et Cie" a joué un rôle important dans l'équipement de la minoterie, fournissant toutes les machines et équipements nécessaires à son fonctionnement.
Après un incendie qui a détruit la minoterie, Alexeï Salko a élaboré en 1883 un projet de restauration ainsi qu'un projet d'extension en pierre de cinq étages pour le silo à farine. La minoterie a continué à fonctionner correctement pendant plus d'un siècle et a été reconnue comme monument architectural. Cependant, malgré ce statut, elle a été démolie en 2008. La principale raison en était la valeur du terrain, qui pouvait être utilisé pour de nouvelles constructions. De nombreux projets ont été proposés sur le site de la Grande minoterie, mais finalement, l'idée d'un développement résidentiel sous forme de "bougies" a été réalisée.
Aujourd'hui, sur le site de l'ancienne minoterie, un complexe résidentiel "Jamaïque" se développe rapidement. C'est un exemple frappant de la manière dont les monuments historiques peuvent céder la place à des projets de construction modernes, malgré leur valeur culturelle et historique. De tels changements dans l'environnement urbain suscitent souvent des discussions sur la nécessité de préserver le patrimoine historique et son intégration dans l'infrastructure moderne.
Commentaires
Pas encore de commentaires. Soyez le premier.
Pour laisser un commentaire, connectez-vous avec Google.