L'accordéon est devenu populaire en Russie au début du XIXe siècle. L'origine de cet instrument suscite des débats. Selon une version, il a été inventé par le maître tchèque František Kiršnik à la fin du XVIIIe siècle à Saint-Pétersbourg. Le maître russe Demiánov a perfectionné l'accordéon et lui a donné son aspect moderne en 1829 à Vienne, en ajoutant un corps et deux claviers.
Dès les années 1830, la production en série des accordéons a commencé. Un maître célèbre pour sa fabrication était Ivan Sizov de Tula. Grâce à son son expressif et puissant, l'accordéon s'est rapidement répandu en Russie, devenant une partie intégrante de la culture nationale et un attribut incontournable des fêtes.
Il existe plusieurs types d'accordéons russes : à un rang, à deux rangs et à trois rangs, qui diffèrent par leur technique de production sonore. Dans certains instruments, comme le livenka, la russe venka et la chromka, la hauteur du son ne change pas lors du changement de direction du soufflet. Dans d'autres, par exemple, dans le talyanka, le cherepanka, le toulousain et le viatka, la hauteur du son varie.
L'accordéon est souvent confondu avec le bayan et l'accordéon, qui sont ses formes perfectionnées, mais présentent des différences de taille et de caractère sonore. L'accordéon est plus petit et plus léger, car il a moins d'octaves et de touches, et il sonne dans une seule tonalité. Le bayan se distingue par son son unisson, lorsque plusieurs sons de même hauteur résonnent simultanément, ce qui lui confère une clarté. L'accordéon, en revanche, est accordé en "dévers", où en appuyant sur une touche, deux voix sonnent avec une légère différence de gamme, créant un effet scintillant.
Il est intéressant de noter que le bayan a été nommé en l'honneur du conteur ancien russe Boyan.
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