Ivan Miaséedov, étudiant, s'est passionné pour l'haltérophilie et le sport de force, tout en s'adonnant à la créativité. Il était naturellement bien bâti, ce qui contrastait fortement avec la maigreur de son père. Rapidement, il a perfectionné son corps et est devenu membre de la Société athlétique du comte Ribopier. Depuis 1909, Ivan a commencé à remporter des prix lors des championnats nationaux d'haltérophilie.
Son camarade de classe, le futur artiste célèbre Kouzma Petrov-Vodkin, se souvenait de Miaséedov le jeune comme d'un homme capable de cracher jusqu'au plafond et même de tuer une mouche à cet endroit. Ivan pouvait déjà plier une tige de fer en un nœud, éteindre une bougie à distance de toute la pièce et faire tomber un rouble en argent d'un verre avec son souffle. C'était un jeune homme beau, surtout quand ses muscles jouaient, et il aimait son corps, ce qui faisait de lui un modèle idéal pour le dessin.
Après avoir terminé l'Académie, Ivan est parti en Italie avec des fonds publics, où il montrait son corps musclé. Au lieu de se consacrer à la peinture et d'étudier l'histoire de l'art mondial, il participait activement à des concours de beauté et à des compétitions athlétiques.
Des rumeurs affirmaient qu'à Rome, Miaséedov avait remporté le premier prix pour la beauté de son corps masculin, incarnait un gladiateur au Colisée, suscitant l'enthousiasme du public, et avait même tué un taureau d'un coup de poing. Il mesurait un mètre quatre-vingt-dix, avait une poitrine colossale et des épaules larges, typiques d'un lutteur. Un mystère particulier entourait son apparence avec ses yeux soulignés, couverts d'un tatouage bleu foncé.
De retour en Russie, Miaséedov a connu un succès au cirque et au cabaret, apparaissant souvent en public dans des tuniques provocantes ou même sans rien.
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