Le domaine de la comtesse Monjène représente les ruines d'un majestueux palais à deux étages du XIXe siècle, entouré d'un parc raffiné. Ce qui était autrefois un domaine, situé dans le village de Pionerskoye près de Simferopol, se trouve dans un endroit isolé, mais à proximité de maisons résidentielles. Une route directe, aujourd'hui connue sous le nom de rue Alleynaïa, y mène.
Le bâtiment principal du domaine a été construit à la fin du XIXe siècle selon les plans de l'architecte célèbre Clausen et réalisé dans un style néogothique. La maison ressemblait à un château médiéval : sa façade principale était ornée d'une tour de trois étages, et de chaque côté se trouvaient des tours rondes avec des créneaux. Un large escalier menait à l'entrée principale, et la décoration du palais était composée d'ornements en plâtre. Autour du château, un jardin avec des fontaines avait été aménagé, et à l'entrée se trouvaient des grilles en fer. Pendant les années révolutionnaires, le domaine, comme beaucoup d'autres maisons de familles nobles, a été nationalisé.
Pendant la guerre patriotique, le domaine a subi de lourds dommages. En 1947, sa restauration a commencé, et le bâtiment est devenu un orphelinat. Après la fermeture de l'internat, les chambres ont été attribuées aux habitants locaux ayant besoin de logement. Avec le temps, la villa est devenue un logement collectif, puis un dortoir, et le village a été nommé Enfant.
Lorsque les occupants temporaires ont quitté le domaine, il a commencé à se dégrader. Les murs étaient démontés pour en faire des matériaux de construction. Plusieurs tentatives de particuliers pour privatiser le territoire, le restaurer et y établir un restaurant ou un hôtel ont échoué.
Néanmoins, les amateurs de sites historiques estiment que même les restes du palais méritent d'être remarqués. Les murs extérieurs, l'escalier et l'aile sont encore visibles. Le plâtre unique et les créneaux sur la tour permettent de reconnaître la noble origine du domaine. Sur la façade à moitié détruite, on peut voir les armoiries des anciens propriétaires, représentant un cheval ailé avec un visage humain. Dans le parc, il existe encore une allée de peupliers et une piscine ronde, bien que sans fontaine. Les ruines de l'ancien palais suscitent de la tristesse, mais on y ressent encore la grandeur.
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