Au cours du siècle dernier, la vieille ville d'Ouglitch a perdu de nombreux symboles. Aujourd'hui, l'église de la Nativité de Jean-Baptiste est non seulement l'un des plus beaux temples, mais aussi l'un des plus anciens bâtiments de la ville. Fondée en 1689 et consacrée en 1690, elle a conservé le nom de l'un des deux temples en bois plus anciens qui existaient à cet endroit.
L'initiateur de la construction du nouveau temple en pierre était un riche marchand local, Nikifor Grigorievitch Tchepolosov, qui a décidé ainsi d'immortaliser la mémoire de son fils de six ans, mort par la main d'un commis. Pendant des siècles, personne ne savait que le garçon avait été enterré dans une niche de l'église, et ce n'est qu'en 1960, lors de la restauration, que les restes d'Ivan Tchepolosov ont été découverts. Heureusement, le temple lui-même a été préservé, bien qu'après l'arrivée des bolcheviks, il ait beaucoup souffert, et il était même prévu de le démolir pour construire à cet endroit la centrale hydroélectrique d'Ouglitch.
Aujourd'hui, l'église de la Nativité de Jean-Baptiste, ayant survécu à de nombreuses épreuves, impressionne à nouveau par sa beauté. Elle a conservé des éléments architecturaux uniques, tels que des carreaux de haute qualité et un clocher, qui étaient généralement détruits à l'époque soviétique. Il est intéressant de noter qu'en 1904, le célèbre artiste russe Rerikh a représenté le porche de l'église dans son œuvre éponyme. On considère que c'est la haute valeur culturelle et historique qui a sauvé le temple de la destruction, il vaut donc la peine de se dépêcher de découvrir ce chef-d'œuvre architectural.
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