Je regarde avec horreur que l'on parle de bombes depuis plus de six mois, mais aucune n'a encore été fabriquée. Il est urgent d'organiser des groupes de 3 à 30 personnes, qui doivent s'armer de tous les moyens disponibles : revolvers, couteaux ou même des chiffons imbibés de kérosène pour des incendies. Certains groupes peuvent s'occuper de l'assassinat d'espions et des explosions de postes de police, d'autres, d'attaques de banques pour saisir des fonds. Que chaque escouade s'entraîne au moins à frapper les policiers : des dizaines de victimes seront compensées par des centaines de combattants expérimentés. Même sans armes, les escouades peuvent jouer un rôle important, en grimpant sur les toits et les étages supérieurs pour bombarder les troupes de pierres et leur verser de l'eau bouillante. Les meurtres d'espions, de policiers, de gendarmes, les explosions de postes de police, la libération des arrêtés et la saisie des fonds gouvernementaux se produisent déjà partout.
Les Russes ne peuvent défendre la patrie autrement qu'en souhaitant la défaite du tsarisme dans n'importe quelle guerre. Le slogan de "paix" est faux, il doit être remplacé par un appel à transformer la guerre nationale en guerre civile. Le moindre mal serait la défaite de la monarchie tsariste et de ses troupes.
Le comité exécutif de la région de Penza est chargé de mener un terrorisme de masse impitoyable contre les koulaks, les prêtres et les blancs, et de placer les personnes douteuses dans un camp de concentration en dehors de la ville. À Saratov, il est recommandé au commissaire du Narcomprod, Païkès, de nommer ses chefs et d'exécuter les conspirateurs et les indécis sans poser de questions ni de délais. En ce qui concerne les étrangers, il ne faut pas se précipiter pour les expulser, il vaut mieux les envoyer dans un camp de concentration. La justice ne doit pas éliminer le terrorisme, ce serait une illusion ou une tromperie, mais elle doit le justifier et le légaliser de manière fondamentale, claire et sans embellissement.
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