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Qui sont les bohadyrans russes ?

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En 1802, le sergent du régiment de dragons de Nijni Novgorod, Samson Miakintsev, ne voulant pas se soumettre à l'arbitraire de son commandant de compagnie, s'est enfui en Perse. Là, il a été accueilli avec honneur et on lui a proposé de former le régiment d'Erevan à partir de déserteurs russes. Il n'y avait pas de manque de soldats. "Comment un soldat de l'époque pourrait-il résister aux promesses des Perses ? Ici, un service difficile pendant de nombreuses années, là-bas, la liberté et des femmes à volonté !", écrivait le décembriste Gangeblov. Certains se convertissaient à l'islam, d'autres restaient fidèles au christianisme et prêtaient serment au khan sur l'Évangile chrétien. Les deux groupes étaient exemptés de participation à la guerre contre l'armée russe.

Sept ans plus tard, sous le commandement du sarhang Samson-shah, ainsi l'a nommé le shah Abbas-mirza, il y avait déjà des milliers de soldats et d'officiers. Samson Miakintsev s'efforçait de préserver l'esprit russe et la fidélité à la foi de ses ancêtres dans son unité. Dans le village de Surgule, qui lui avait été attribué, il a construit une église orthodoxe, où un prêtre orthodoxe officiait. Les soldats de Samson-khan se battaient si courageusement en 1820 contre les Turcs au Kurdistan qu'on les a surnommés bohadyrans (héros). D'ailleurs, la garde personnelle du shah était composée de Russes. En 1821, le quartier général de l'armée russe évaluait ce régiment à 2000 baïonnettes.

En 1828, le diplomate et écrivain Alexandre Griboïedov attira pour la première fois l'attention de l'empereur russe sur les déserteurs. La situation s'est aggravée avec la nouvelle des plans des Anglais de créer un bataillon de fugitifs russes pour la guerre au Caucase. Au nom du tsar, les diplomates exigèrent du shah la remise de tous les "fugitifs".

Téhéran répondit qu'aucun n'était retenu de force et que chacun était libre de choisir. Cependant, personne ne souhaitait revenir en Russie. L'empereur proposa alors à Samson Miakintsev le grade de sergent, et à ses officiers la poursuite de leur service dans leurs anciens grades. Ce que Nikolai Ier espérait est difficile à comprendre. Que les colonels reviennent à des postes de sous-officiers et laissent leurs harems ? Sur 2000 Russes, seuls 35 acceptèrent de revenir. Les autres bohadyrans restèrent vivre en Perse.

Point géo

Кто такие русские бохадыраны?

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