Nice, cet endroit incroyable sur la Côte d'Azur, qui est devenu populaire parmi les Russes de haut rang et célèbres. Pratiquement tous les membres de la dynastie des Romanov y ont été, ainsi que des écrivains, artistes et fonctionnaires célèbres.
Dans cet endroit attrayant, un casino ne pouvait que voir le jour. À Monte-Carlo, se divertissaient Tchekhov, le prince Soumbatov (connu sous le nom de dramaturge Ioujin), Dostoïevski, Kouprine, Adamovitch et d'autres. Les pertes ici n'étaient pas considérées comme une tragédie, mais plutôt comme un mode de vie, un rituel particulier. Perdre, emprunter de l'argent et perdre à nouveau, tel était le style de vie bohème. Tchekhov a mentionné dans l'une de ses lettres que si sa pièce échouait, il irait perdre à Monte-Carlo. C'était avant la première de "Trois sœurs".
Le casino de Monte-Carlo a été construit en pensant aux Russes : la noblesse, les officiers et l'intelligentsia créative se séparaient facilement de leur argent sur la Côte d'Azur, loin de la rigidité de Saint-Pétersbourg. Le risque et le fatalisme étaient ici des épices agréables. Il n'est pas surprenant que l'histoire de Nice ait retenu la petite-fille du général A. V. Souvorov, Maria Golitsyna, connue sous le nom de "princesse folle". En 1874, elle a gagné et perdu un million de francs en une seule soirée, finissant finalement à zéro.
Nice était le lieu d'histoires incroyables : ici, une danseuse et courtisane célèbre, Mata Hari, est tombée amoureuse d'un capitaine russe. Un autre officier de marine a perdu la caisse du navire et a menacé de faire exploser le casino s'il ne récupérait pas son argent. C'était le seul cas dans l'histoire des jeux d'argent où le casino a remboursé les pertes.
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