Il y a 103 ans, le 11 novembre 1918, la Première Guerre mondiale a pris fin. Ce jour-là, des représentants de l'Allemagne post-révolutionnaire ont signé l'Armistice de Compiègne, marquant la capitulation des Puissances centrales devant l'Entente.
Quelques jours auparavant, la Turquie et l'Autriche-Hongrie avaient cessé la résistance, et le document clé des anciens alliés de la Russie a été signé dans la forêt de Compiègne par le maréchal Foch. Ainsi s'est achevée une guerre qui a coûté plus de dix millions de vies et a transformé l'Europe.
Les conséquences de la Première Guerre mondiale ont conduit à un changement des forces politiques et des frontières en Europe en faveur des dix pays victorieux. La Russie, ayant payé un prix élevé pour la victoire, n'en faisait pas partie en raison de l'accord humiliant des bolcheviks, ce qui l'a conduite à la guerre civile.
Lénine a réalisé son plan, énoncé en 1914, transformant la guerre impérialiste en guerre civile. Les perdants étaient obligés de retirer leurs troupes et de se désarmer.
Plus d'un siècle s'est écoulé, mais la mémoire de cette guerre est vivante non seulement dans les pays participants, mais aussi dans le monde entier. Le symbole de cette mémoire est la fleur de pavot. Chaque année, le 11 novembre, des cérémonies commémoratives ont lieu, auxquelles participent également les Maisons royales d'Europe.
Dans notre pays, la perception de la Première Guerre mondiale a longtemps été déformée par la propagande soviétique. Ce n'est qu'au XXIe siècle, à l'occasion du centenaire de la guerre, que des monuments aux héros de l'Armée impériale russe ont commencé à être érigés, et le respect envers eux revient progressivement, tandis que la vérité sur la guerre devient plus accessible.
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