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Dmitri Alexandrovitch Loukine

Фото 1
En juillet 1807, la célèbre bataille navale s'est déroulée près du mont Athos en mer Égée, où notre escadre a écrasé la turque. Le navire "Raphaël", commandé par le capitaine Dmitri Loukine, s'est particulièrement distingué. Il a engagé le combat avec le vaisseau amiral "Messoudie" de 120 canons, et la situation a failli tourner au abordage. Grâce aux actions de notre équipage, l'ennemi a été vaincu. Pavel Svineen, participant à la bataille, écrivait : "Quelle que soit notre gloire, notre plus grande perte est le capitaine de 1er rang Loukine, tué dans le feu de la bataille par un boulet en pleine poitrine. La patrie a perdu un officier de marine habile, qui a acquis partout un grand respect par son courage et sa bravoure." Ces mots ne sont pas une exagération en mémoire d'un cher ami. Dmitri Loukine est vraiment devenu une légende de son vivant.

Pour sa force incroyable, il était surnommé l'Hercule russe. Il tenait facilement un boulet de canon à bout de bras, brisait des fers à cheval en acier et impressionnait les marins par sa capacité à enfoncer des clous dans la coque du navire avec son doigt. À l'étranger, il était considéré comme un provocateur et un voyou. Par exemple, en Angleterre, il a eu un conflit avec des marins anglais à propos de caisses sur la plage. Lorsque la situation s'est envenimée, les Anglais ont décidé de lui donner une leçon avec leurs poings, mais Loukine s'en est occupé comme de chiots sans défense. Le lendemain, la police est arrivée au port avec des plaintes pour coups, mais l'affaire a été étouffée.

Une autre fois, Loukine, avec sa famille et son cocher, s'est perdu près d'un village et a demandé aux propriétaires d'une maison s'ils pouvaient passer la nuit. Ils ont accepté, mais la nuit, le cocher a entendu discuter de leur meurtre pour voler la diligence. Le cocher a tout raconté au capitaine. Loukine, sans perdre son sang-froid, est entré dans la pièce voisine et s'est occupé seul de trois malfaiteurs. Il convient de noter qu'il n'utilisait ses poings qu'en dernier recours. À ceux qui l'accueillaient bien, il répondait de même et était toujours prêt à aider.

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