Un exemple de logement des paysans les plus pauvres est la maison de la paysanne Chapygina. C'est une simple cabane en rondins d'osier peu coûteux avec trois fenêtres sur la façade et un petit perron à l'entrée. La clôture est faite de fines perches.
Les fenêtres sont ornées de cadres en planches simples, sans sculpture ni autres éléments décoratifs. Les dimensions de la maison et les matériaux dont elle est construite témoignent de la modeste aisance de la famille vivant dans cette maison.
La situation matérielle modeste est également confirmée par l'aménagement de la pièce à vivre, qui ne contient que le strict nécessaire. Au lieu d'un lit, comme chez des voisins plus aisés, il y a des planches pour dormir, ainsi que des objets du quotidien, une table et des bancs. Un métier à tisser primitif occupe une place importante, qui est probablement la source de revenus de la maîtresse de maison. Il y a peu d'ustensiles ménagers, sur la table se trouve une simple nappe et un minimum de vaisselle.
Dans la pièce annexe de la maison de Chapygina, sont présentés les objets domestiques les plus nécessaires, principalement des échantillons de chaussures tressées. Des lapti de différentes tailles et formes sont accrochés aux murs et sont posés sur le sol sous le banc. Sur le siège se trouvent encore quelques articles, un panier pour les baies et les champignons et une corne de berger en écorce. Un simple dispositif pour enrouler le fil sert probablement d'outil préparatoire pour le tissage de la maîtresse de maison.
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